LinkedIn offre de plus en plus de visibilité aux commentaires et aux posts qui en génèrent. Explications… et petit guide des bonnes pratiques pour profiter de la tendance.

Comme moi, vous éprouvez peut-être des difficultés à commenter les publications des autres membres de LinkedIn. Peur d’être perçu.e comme opportuniste, intrusif, déplacé.e… Peur de donner votre avis… Peur de perdre votre temps… 

De plus en plus de poids

Et comme moi, vous avez peut-être tort ! Depuis des mois, en effet, LinkedIn accorde une visibilité démesurée :

  • aux commentaires, dans le fil d’actualités de vos relations directes
  • aux posts qui génèrent des commentaires riches
  • aux profils qui, en plus de publier régulièrement du contenu engageant, réagissent en commentaires sous les posts des autres membres

Dans les algorithmes qui régissent la visibilité des fiches des membres et celle de leurs publications, le commentaire « riche » (plus de 5 mots) pèse de plus en plus lourd. Il génère et alimente des relations. Au coeur de l’audience des profils commentés. Et parmi vos relations de 1er niveau, puisque vos commentaires sont exposés à une partie de vos relations directes.

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Plus qu’une plateforme de contenus, la filiale de Microsoft tente donc de grappiller du terrain dans l’économie de l’attention… et de la conversation, de préférence « qualitative ». 

Et pour accélérer le mouvement, LinkedIn rend pertinent le fait de commenter quelle que soit la motivation principale de ses membres :

  • Augmenter la visibilité de sa marque (personnelle)
  • Être repéré, pour un job par exemple, en démontrant son expertise
  • Améliorer sa veille, le commentaire agissant alors comme un prescripteur pour les algorithmes de LinkedIn, en poussant LinkedIn à afficher davantage de contenus similaires et/ou de profils similaires.

11 bonnes pratiques… et 1 très mauvaise

Reste à maîtriser l’art de commenter… D’où ces 12 conseils

Choisissez les bons posts… en fonction de vos cibles. Ne commentez pas à tort et à travers. Quel est votre type de cible directe ? Quel.le membre LinkedIn est en contact avec vos cibles ? Quelle est la taille de son audience ? Quel est le degré de maturité de votre relation sur LinkedIn ? Et bien sûr, pour rester cohérent.e avec votre profil et vos publications, sur quels #sujets proches de votre propre expertise / ligne éditoriale s’exprime-t-il/elle ?

Soyez très réactifs. Le timing est important. Pour bénéficier d’un maximum de visibilité, rebondissez sur un post ou un commentaire récent (max. quelques heures), pas sur une publication qui a déjà fait l’essentiel de sa vie (48-72h). Choisir une publication récente augmentera naturellement la visibilité de votre commentaire, greffé au post plus longtemps… et donc davantage susceptible de susciter de l’engagement… et donc d’être épinglé en haut des commentaires. Le cercle est vertueux.
Attention : en cas de post visant plusieurs créneaux horaires, choisissez votre timing en fonction de celui de votre cible primaire (voir point suivant).

Identifiez votre cible primaire. À qui vous adressez-vous ? À l’ @auteur du post ? Aux représentants d’une @entreprise ? D’une #industrie ? Aux habitants d’une #région ? Mentionnez-les d’entrée de jeu, pour capter l’attention.

Synthétisez le contexte de votre prise de parole. Reformulez le post ou la pensée qui vous fait réagir. Quelques formules magiques pour vous lancez : « Vous estimez que… », « Je suis d’accord avec vous sur… », « Si je comprends bien, vous…. ».
Nouveauté (parmi d’autres) : LinkedIn compte apparemment nous inciter à commenter, en nous suggérant de plus en plus souvent des débuts de commentaires. Du texte pré-formaté que je n’ai repéré qu’à quelques reprises jusqu’ici.

Plutôt que « vendre », ajoutez de la valeur. Les commentaires publiés à des fins directement commerciales, en particulier via le placement de liens, sont absolument à éviter. Tout comme les simples « bravo », « félicitations », « fier/fière de… » qui soignent l’ego de l’auteur.e mais n’apportent aucune valeur ajoutée à la majorité (silencieuse) des observateurs/trices.
Pour le dire autrement : en quelques phrases argumentées, expliquez pourquoi vous avez apprécié le post (ou pas, mais de manière respectueuse et constructive), mais démontrez surtout votre expertise, votre valeur ajoutée. En ayant éventuellement recours à une référence, une expérience personnelle, des stats, une photo, un GIF, un émoji, un mème…

Si possible, cherchez à prolonger la conversation. Par exemple en terminant votre commentaire par une question ouverte (ou même en le limitant à une question), en mentionnant d’autres @membres ou en suscitant d’autres actions (clic sur un hashtag de marque (suivez #LinkedInAvecXavier 😉 ), sur un lien, sur votre photo de profil, nom ou début de titre… Mais soyons clair : les commentaires les plus porteurs sont ceux qui en génèrent d’autres.

Ne transformez pas (nécessairement) votre commentaire en post. LinkedIn le suggère de plus en plus souvent. Mais le mieux est de combiner et d’alterner posts et commentaires. Et, surtout, d’éviter les partages auxquels on rajoute quelques mots… de commentaires. Même si la plateforme s’en défend, le partage est l’un des pires formats que vous puissiez utiliser sur LinkedIn.
Petite astuce : si vous avez passé du temps à construire un commentaire riche, vous pouvez peut-être le recycler en carrousel (document en format .pdf).

« Ranimez » un post en fin de vie. Commenter son propre post n’est pas franchement recommandé. Et encore moins être le premier ou la première à le faire. Mais en commentant l’un de vos posts…. en fin de parcours (24 à 48h en moyenne), par exemple avec un complément d’infos, vous lui donnez une chance de regagner un peu de visibilité.

Assurez le suivi. Vous avez commenté avec valeur ajoutée ? Une interaction a été générée ? N’hésitez pas à prolonger le plaisir, via une invitation LinkedIn, un message privé, un mail, un coup de fil… Bref, utilisez le commentaire pour construire des relations !

Commentez en tant que page. Bien que les profils soient nettement plus favorisés par LinkedIn que les pages, vous pourriez être tenté.e de commenter un post avec la casquette de votre page vissée sur la tête. Et pourquoi pas. C’est une tendance naissante pleine de potentiel… Techniquement, il y a plusieurs astuces pour y parvenir (hashtags de pages, reformulation de l’URL, extension de navigateur…). Elles seront bientôt désuètes, LinkedIn étant en train de déployer la possibilité de sélectionner, sous un post, l’entité qui portera le commentaire (ou la réaction) : votre profil ou l’une des pages dont vous êtes admin. Pourvu que le taux de spam n’explose pas…

Gérez vos notifications.  Commencer à commenter va bousculer votre usage de LinkedIn jusque dans les notifications, qui seront nettement plus nombreuses… sauf si vous les (re)paramètrez, par ici : https://www.linkedin.com/psettings/communications

Dans tous les cas, évitez les PODS. Ces groupes de membres LinkedIn s’associent pour se liker et se commenter les un.e.s les autres, assez systématiquement, dans le but de fouetter les algorithmes et ainsi doper leurs visibilités respectives. Cette pratique est contraire aux règles édictées par LinkedIn (de plus en plus apte à déceler ce genre d’abus et à prompt à les sanctionner). En plus, cela génère le plus souvent des commentaires génériques, voire hors sujet. Souvent  affligeants. Loin, en tout cas, des valeurs d’une saine communauté, basée sur la confiance.

Exercice pratique 

Alors, convaincu.e de vous lancer davantage dans les commentaires ? Vous avez en tête les bonnes pratiques pour commenter ? Et si vous commenciez directement, en me partageant votre feedback sur ce petit guide en commentaires ;-?

Xavier Degraux

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