
En Belgique, quand il s’agit d’attirer des talents « junior », trop d’entreprises confondent encore stratégie de marque employeur et campagne publicitaire lissée, limitée à LinkedIn qui plus est. Le rapport que vient de publier l’agence anversoise Twaalfde man prouve pourtant que l’influence des autres réseaux sociaux sur leur perception d’un employeur est désormais capitale. En voici mes 7 enseignements.
Près de 61% des 2.000 jeunes Belges de 18 à 30 ans sondés par Twaalfde man affirment que les réseaux sociaux influencent fortement leur image d’une entreprise.
Plus radical : 60,6% se disent plus enthousiastes à l’idée de postuler… si une marque est active sur les plateformes sociales.
Ce n’est pas le seul enseignement à tirer de ce rapport, pour lequel Trends Z a sollicité mes commentaires.

En voici 7 autres, tout aussi majeurs selon moi, qui redéfinissent radicalement les règles du jeu pour engager la nouvelle génération.
1. Vos employés sont vos seuls vrais médias
L’employer branding ne vous appartient plus totalement. Il appartient aussi à ceux qui font l’entreprise.
Les jeunes font confiance aux employés actuels (61,5%) bien avant votre CEO ou votre service RH (34,8%).
Même les ex-collaborateurs (29,6%) et les reviews en ligne (27,1%) surpassent vos propres posts corporate (20,3%). Les influenceurs (15,2%) et créateurs de contenu (4,9%) ferment la marche.

2. Le « trop propre » tue la marque employeur
C’est la fin du marketing de l’illusion. La « no go » numéro 1 ? La vidéo employeur trop léchée et irréaliste (57,4%). Ce rejet monte à 61% chez les 18-21 ans.
Ce qui rend un contenu crédible : la présence de vrais collaborateurs (35,4%) et la transparence sur les succès comme sur les défis (37%).
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3. LinkedIn pour valider, Instagram et TikTok pour exister
LinkedIn reste le réflexe pour une recherche active (65,5%), devant les jobboards (61%) et Google (59%).
Mais la découverte, le « match » initial, se passe ailleurs. Instagram (61,1%) et TikTok (56,1%) dominent la phase d’exploration.

65% des jeunes ont déjà cherché un job via TikTok et 70% y ont puisé des conseils de carrière.
4. Parlez cash
Les jeunes ne veulent pas de « feel good », ils veulent des données.
Ce qui capte l’attention ? Les opportunités de job (52%), les avis de collègues (50,1%) et surtout le salaire et les avantages (47,3%).
Les thèmes comme la diversité (10,2%) ou les activités d’équipe (15,5%) attirent peu. Soyez concrets… ou soyez ignorés.
5. L’IA, le nouveau coach des candidats
L’IA n’est plus une option futuriste.
33% des jeunes l’utilisent déjà pour chercher un emploi. Surtout, 74% affirment vouloir l’utiliser davantage à l’avenir.

Votre contenu doit être assez structuré pour nourrir ces outils. Les candidats utilisent l’IA comme un « coach de sollicitation » pour briser vos barrières à l’entrée.
6. Le site web : le crash test de la promesse
Après un contenu social, 42,9% des jeunes visitent votre site web.
C’est leur premier réflexe de validation. Si l’expérience y est déconnectée de la promesse sociale, vous perdez le candidat.
La suite logique ? Consulter les offres ouvertes (39,8%) ou commencer à vous suivre sur les réseaux (26,2%).
7. Priorité aux interactions
Si les jeunes géraient votre image, 51,3% prioriseraient l’interaction (répondre aux questions, réagir).

Ils veulent voir la vraie vie au travail (45,5%) et entendre vos talents s’exprimer (42,6%).
Point de bascule : 55% des jeunes solliciteraient plus vite s’ils pouvaient contacter l’entreprise via WhatsApp.
Xavier Degraux ► Stratège LinkedIn™, Employee Advocacy & Social Selling ► Je transforme Marques, Comex & Dirigeants en Médias (Autorité) ► Thought Leadership Data-Driven & IA ► Ex-Journaliste Éco

