
J’ai optimisé cet article et créé ses graphiques avec l’IA
En Belgique, 96,1% des internautes de 16 ans et plus passent chaque mois par un réseau social ou une messagerie, selon l’enquête GWI reprise dans le rapport Digital 2027 de DataReportal, publié le 21 octobre 2026. Ils déclarent y consacrer 12h21 par semaine, vidéo en ligne comprise, contre 19h18 en moyenne mondiale. WhatsApp (78,3%) et Facebook (77,9%) arrivent en tête. TikTok retient son public belge actif 2h21 par jour en moyenne. Et seuls 23,1% des internautes belges s’en servent pour se renseigner avant un achat, contre 41,8% dans le monde.
DataReportal, We Are Social et Meltwater ont publié ce 21 octobre 2026 le Digital 2027 Global Overview Report, soit plus de 900 pages, coordonnées par Simon Kemp. Je lis ce rapport depuis ses débuts, il y a 15 ans, presque toujours sous l’angle des réseaux sociaux. Pour cette édition encore, j’ai relevé slide par slide les 85 chiffres qui concernent la Belgique. Chacun est comparé à la moyenne mondiale et à nos 3 grands voisins : les Pays-Bas, la France et l’Allemagne. Pour les indicateurs mesurés de la même façon, je les compare aussi à mes relevés de février 2025 et d’avril 2026.
Pour info ou rappel, ce rapport compile les données de ses partenaires. Chaque graphique a sa propre source. Les taux d’usage viennent de l’enquête en ligne de GWI, menée au deuxième trimestre 2026 auprès d’internautes de 16 ans et plus : ce sont des déclarations. Le temps passé dans les applications vient de Similarweb (août 2026), les audiences publicitaires des plateformes elles-mêmes, le social commerce et les dépenses publicitaires des estimations de Statista.
Pour l’intelligence artificielle, je renvoie à mon article Quels sont les usages de l’IA en Belgique ?
Pas le temps ? Voici les 7 chiffres clés des réseaux sociaux en Belgique !
- 96,1% des internautes belges de 16 ans et plus ont fréquenté un réseau social ou une messagerie dans le mois (97,1% dans le monde).
- 12h21 par semaine sur les réseaux sociaux et la vidéo en ligne, soit 6h57 de moins que la moyenne mondiale (19h18).
- 5,16 plateformes fréquentées chaque mois en moyenne, contre 6,66 dans le monde.
- 78,3% des internautes belges passent par WhatsApp chaque mois, 77,9% par Facebook et 62,4% par Messenger.
- 2h21 par jour : le temps moyen par personne active sur l’application TikTok en Belgique, contre 1h55 dans le monde.
- 23,1% des internautes belges se servent des réseaux sociaux pour se renseigner avant un achat, contre 41,8% dans le monde.
- 45,4% des dépenses de publicité digitale vont aux réseaux sociaux en Belgique en 2026, contre 35,0% dans le monde, selon les estimations de Statista.

96,1% des internautes belges sont sur un réseau social ou une messagerie
Au deuxième trimestre 2026, 96,1% des internautes belges de 16 ans et plus déclaraient s’être servis d’un réseau social ou d’une messagerie dans le mois. La moyenne mondiale atteint 97,1%. Les Pays-Bas (96,8%), le Royaume-Uni (95,9%) et l’Allemagne (95,7%) se situent au même niveau. La France se situe un cran en dessous, à 93,9%.
Simon Kemp le relève dans son analyse : les États-Unis, le Royaume-Uni et de nombreux pays de l’Union européenne se situent sous la moyenne mondiale, que les économies en développement dépassent souvent. La Belgique suit ce schéma.
82,0% de la population, en comptes plutôt qu’en personnes
Manochi, la société de Simon Kemp qui produit pour le rapport les estimations d’audience, recense en Belgique un nombre d’« identités » de réseaux sociaux équivalent à 82,0% de la population totale (69,9% dans le monde). Rapporté aux 18 ans et plus, il équivaut à 89,8%. Rapporté aux internautes, à 84,6%.
Une identité est un compte actif. Une même personne en a parfois plusieurs. Certains comptes appartiennent à une entreprise, une association ou un service. Le rapport mondial ne publie que ces ratios. Le volume belge en valeur absolue viendra avec le rapport spécifiquement consacré à la Belgique, annoncé à partir de la mi-novembre 2026.
4,03 jours par semaine, 5,16 plateformes par mois
En moyenne, l’internaute belge passe par les réseaux sociaux 4,03 jours par semaine (4,26 dans le monde). La fréquence est un peu plus élevée aux Pays-Bas (4,07 jours), nettement plus basse en Allemagne (3,47) et en France (3,45).
Le nombre de plateformes fréquentées est aussi plus bas : 5,16 par mois, contre 6,66 dans le monde. Seuls 5 pays du panel font moins. Les Pays-Bas (5,55) et la France (5,31) se situent un peu au-dessus de la Belgique, l’Allemagne un peu en dessous (5,00).
Les Belges passent 12h21 par semaine sur les réseaux sociaux et la vidéo, 6h57 de moins que la moyenne mondiale
GWI mesure le temps passé de 3 façons, de la plus étroite à la plus large. À parcourir les fils des réseaux sociaux, hors vidéo, les internautes belges déclarent passer 5h48 par semaine, contre 7h13 dans le monde. En y ajoutant la vidéo courte, le total monte à 9h57 (14h19 dans le monde). En y ajoutant toute la vidéo en ligne, hors télévision en streaming, il atteint 12h21 (19h18), comme vous pouvez le constater en cliquant sur les 3 boutons de cette infographie.
Temps passé chaque semaine sur les réseaux sociaux
Internautes de 16 ans et plus, temps déclaré par semaine. Cliquez sur une mesure : de la plus étroite (les fils, hors vidéo) à la plus large (toute la vidéo en ligne, hors télévision en streaming).
- Monde7h13
- Pays-Bas6h22
- Belgique5h48
- Allemagne5h38
- France4h58
- Monde14h19
- Pays-Bas11h30
- Allemagne10h21
- Belgique9h57
- France9h54
- Monde19h18
- Pays-Bas15h04
- France13h21
- Allemagne13h18
- Belgique12h21
Sur cette dernière mesure, la Belgique se classe au 4e rang des temps les plus faibles du panel. Elle fait presque jeu égal avec la France (13h21) et l’Allemagne (13h18). Elle reste sous les Pays-Bas (15h04).
L’écart avec la moyenne mondiale grandit avec la vidéo. Il est de 1h25 par semaine sur les fils classiques, de 4h22 dès qu’on ajoute la vidéo courte et de 6h57 avec toute la vidéo en ligne (calculs de ma part). Je l’avais déjà relevé à propos de la consommation de vidéo en ligne : la Belgique y est en queue de peloton.
GWI a revu cette année ses questions sur le temps passé. Ces chiffres ne se comparent donc pas à ceux des éditions précédentes. Ce sont aussi des déclarations : chaque personne interrogée évalue sa propre semaine, de mémoire.
Quels réseaux sociaux les Belges fréquentent-ils le plus ?
WhatsApp arrive en tête de l’usage mensuel déclaré, avec 78,3% des internautes belges de 16 ans et plus, devant Facebook (77,9%). 0,4 point les sépare. Le rapport ne publie pas la taille de l’échantillon belge de GWI. Je ne sais donc pas si cet écart dépasse la marge d’erreur de l’enquête.
Suivent Messenger (62,4%), Instagram (57,4%), YouTube (41,7%), TikTok (32,7%), Pinterest (28,8%), Snapchat (24,4%), LinkedIn (22,8%), X (16,3%), Telegram (11,9%), Reddit (9,9%) et Threads (7,9%).
Face à la moyenne mondiale, 3 plateformes de Meta se détachent encore et toujours : Messenger (+24,5 points), WhatsApp (+23,4) et Facebook (+19,8). À l’autre bout, la Belgique est loin derrière sur Telegram (-18,9), YouTube (-14,5) et X (-12,7).
Les réseaux sociaux en Belgique, plateforme par plateforme
Belgique (point bleu) et moyenne mondiale (cercle gris). Survolez ou touchez une ligne pour voir les Pays-Bas, la France et l’Allemagne.
- WhatsApp78,3% / 54,9%
- Facebook77,9% / 58,1%
- Messenger62,4% / 37,9%
- Instagram57,4% / 56,6%
- YouTube41,7% / 56,2%
- TikTok32,7% / 36,1%
- Pinterest28,8% / 25,6%
- Snapchat24,4% / 23,0%
- LinkedIn22,8% / 21,3%
- X16,3% / 29,0%
- Telegram11,9% / 30,8%
- Reddit9,9% / 13,5%
- Threads7,9% / 15,4%
- WhatsApp27,0% / 17,1%
- Facebook23,2% / 13,3%
- Instagram16,0% / 17,8%
- TikTok10,1% / 10,0%
- Messenger7,6% / 1,9%
- Snapchat2,4% / 1,3%
- Pinterest1,8% / 1,5%
- X1,7% / 2,7%
- Telegram1,0% / 1,3%
- LinkedIn1,0% / 0,7%
- Reddit0,6% / 0,9%
- Threads0,1% / 0,4%
- TikTok2h21 / 1h55
- Instagram1h22 / 1h40
- YouTube1h07 / 1h28
- WhatsApp47 min / 1h04
- Facebook27 min 18 s / 58 min 58 s
- Snapchat26 min 06 s / 19 min 34 s
- Reddit17 min 13 s / 21 min 30 s
- Messenger15 min 19 s / 22 min 17 s
- X15 min 05 s / 22 min 31 s
- Telegram12 min 16 s / 25 min 37 s
- Pinterest8 min 41 s / 10 min 30 s
- LinkedIn8 min 11 s / 8 min 53 s
- Threads4 min 44 s / 5 min 58 s
- YouTube89,8% / 42,2%
- LinkedIn72,3% / 26,2%
- Facebook63,9% / 39,3%
- Instagram52,4% / 32,3%
- TikTok45,8% / 39,5%
- Snapchat38,0% / 10,5%
- Reddit33,0% / 12,5%
- Pinterest31,2% / 9,4%
- X10,0% / 6,6%

Meta occupe les 4 premières places en Belgique
Les 4 plateformes les plus fréquentées en Belgique appartiennent à Meta : WhatsApp, Facebook, Messenger et Instagram. Facebook est la plateforme préférée de 23,2% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux, contre 13,3% dans le monde. Seul WhatsApp fait mieux, avec 27,0% (17,1% dans le monde). Instagram suit à 16,0%.
Les messageries pèsent lourd dans ces préférences. En additionnant WhatsApp, Messenger (7,6%) et Telegram (1,0%), 35,6% des utilisateur·rices belges désignent une messagerie comme plateforme préférée. Pour ces 3 mêmes applications, la moyenne mondiale atteint 20,3% (calculs de ma part).
Facebook est aussi le premier pourvoyeur de trafic. En juillet 2026, il générait 83,22% des visites envoyées vers des sites web par les réseaux sociaux en Belgique, selon Statcounter, contre 73,21% dans le monde. La Belgique a la 9e part la plus élevée du panel.
Un large public, peu de minutes
Les Belges vont nombreux sur Facebook, mais y restent (relativement) peu. Selon Similarweb, une personne active sur l’application en Belgique y passe en moyenne 27 minutes et 18 secondes par jour, contre 58 minutes et 58 secondes dans le monde. Moins de la moitié.
Le profil se répète sur WhatsApp, avec 47 minutes par jour contre 1h04 dans le monde. Et sur Messenger, avec 15 minutes et 19 secondes contre 22 minutes et 17 secondes. WhatsApp s’ouvre en revanche 16,72 fois par jour en moyenne, soit le 2e rythme le plus soutenu en Belgique derrière TikTok (17,15).
Côté publicité, Facebook annonce une audience équivalant à 63,9% des Belges de 18 ans et plus (39,3% dans le monde) et Instagram à 52,4% (32,3%). Ce sont des audiences déclarées par Meta.
Selon Simon Kemp, Meta semble avoir purgé ces dernières semaines un nombre important de comptes Facebook et Instagram, ce qui a réduit les portées publicitaires annoncées dans plusieurs pays. Le rapport ne précise pas si la Belgique en fait partie.
Instagram, dans la moyenne mondiale
Sur Instagram, la Belgique colle à la moyenne mondiale : 57,4% d’usage mensuel (56,6% dans le monde) et 16,0% de préférences (17,8%). Son public belge actif y passe 1h22 par jour, contre 1h40 dans le monde, en 13,78 sessions.
YouTube : 41,7% d’usage déclaré, 89,8% de portée publicitaire
41,7% des internautes belges déclarent avoir fréquenté YouTube dans le mois, contre 56,2% dans le monde. Seule la Chine, où YouTube est bloqué, fait moins. Les Pays-Bas (52,8%), l’Allemagne (46,4%) et la France (45,3%) se situent tous au-dessus.
Son public belge actif passe 1h07 par jour sur l’application, contre 1h28 dans le monde, en 5,08 sessions (6,11 dans le monde).
Dans le même rapport, Google annonce une audience publicitaire YouTube équivalant à 89,8% des Belges de 18 ans et plus, soit 8.570.000 adultes. La moyenne mondiale est de 42,2%. La Belgique occupe le 17e rang mondial sur cet indicateur.
GWI ou Google : 2 mesures, 2 images de YouTube
41,7% d’un côté. GWI, deuxième trimestre 2026. Une enquête en ligne : des internautes de 16 ans et plus déclarent avoir fréquenté YouTube dans le mois. Dénominateur : les internautes interrogés.
89,8% de l’autre côté. Google, octobre 2026. Une audience publicitaire annoncée par la plateforme elle-même, que le rapport rapporte à toute la population de 18 ans et plus. Elle compte des personnes joignables par la publicité, pas des usages déclarés.
Je ne départage pas les 2. L’audience publicitaire belge de YouTube se distingue aussi par ses écrans. Selon Google, 60,2% de cette audience est joignable sur un ordinateur (37,0% dans le monde), 52,8% sur une télévision connectée (50,8%) et 80,3% sur un mobile (88,7%).
TikTok : un public plus restreint qu’ailleurs, mais 2h21 par jour
TikTok touche 32,7% des internautes belges chaque mois, moins que la moyenne mondiale (36,1%), les Pays-Bas (42,2%) ou la France (38,7%). 10,1% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux en font leur plateforme préférée, autant que dans le monde (10,0%).
L’écart apparaît dans l’intensité. Selon Similarweb, une personne active sur l’application en Belgique y passe en moyenne 2h21 par jour, soit 26 minutes de plus que la moyenne mondiale (1h55). La Belgique occupe le 9e rang des temps les plus longs du panel. L’application s’y ouvre 17,15 fois par jour en moyenne, contre 13,20 dans le monde.
Aucune autre plateforme ne retient autant son public belge. Instagram suit avec 1h22, YouTube avec 1h07. TikTok annonce par ailleurs une audience publicitaire équivalant à 45,8% des Belges de 18 ans et plus (39,5% dans le monde).
Snapchat, la même intensité à plus petite échelle
Snapchat touche 24,4% des internautes belges (23,0% dans le monde). Son public actif y passe 26 minutes et 6 secondes par jour, le 4e temps le plus long du panel (19 minutes et 34 secondes dans le monde), en 11,27 sessions. Snapchat annonce une audience publicitaire belge équivalant à 38,0% des adultes, soit 3.626.000 personnes, contre 10,5% en moyenne mondiale.
Ces temps couvrent les seules applications mobiles Android et iOS, hors usage sur le web. Similarweb a aussi changé de méthode cette année. Le rapport déconseille de comparer ses données à celles des éditions précédentes. Et les 2h21 de TikTok sont une moyenne par personne active : les Belges qui n’ouvrent jamais l’application n’entrent pas dans le calcul.
LinkedIn : 22,8% d’usage déclaré, 72,3% de portée publicitaire
22,8% des internautes belges de 16 ans et plus déclarent avoir fréquenté LinkedIn dans le mois. C’est un peu plus que la moyenne mondiale (21,3%), autant que la France (22,7%) et moins que les Pays-Bas (31,1%). 1,0% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux en font leur plateforme préférée (0,7% dans le monde).
Les personnes qui l’ouvrent y restent peu : 8 minutes et 11 secondes par jour sur l’application, en 3,85 sessions, contre 8 minutes et 53 secondes et 4,00 sessions dans le monde.
Dans le même rapport, LinkedIn annonce une audience publicitaire équivalant à 72,3% des Belges de 18 ans et plus (26,2% dans le monde, 80,2% en France, 41,6% en Allemagne).
Un dernier chiffre, toutes plateformes confondues. 20,4% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux s’en servent pour des activités professionnelles, contre 36,8% dans le monde. La France (18,5%) et l’Allemagne (17,0%) font moins, les Pays-Bas plus (26,0%).
X, Telegram, Threads, Reddit et Pinterest : les plateformes de second rang
X touche 16,3% des internautes belges chaque mois, contre 29,0% dans le monde, 21,0% en France et 20,4% aux Pays-Bas. 1,7% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux en font leur plateforme préférée (2,7% dans le monde). Son public y passe 15 minutes et 5 secondes par jour sur l’application (22 minutes et 31 secondes dans le monde).
Telegram est marginal en Belgique : 11,9% d’usage mensuel, le 4e taux le plus faible du panel (30,8% dans le monde). Son public belge y passe 12 minutes et 16 secondes par jour, moins de la moitié de la moyenne mondiale (25 minutes et 37 secondes).
Threads, lancé par Meta en juillet 2023, touche 7,9% des internautes belges (15,4% dans le monde) pour 4 minutes et 44 secondes par jour. Reddit en touche 9,9% (13,5% dans le monde).
Pinterest fait exception. Avec 28,8% d’usage mensuel, la plateforme se situe au-dessus de la moyenne mondiale (25,6%) et 1,8% des utilisateur·rices belges en font leur plateforme préférée (1,5% dans le monde).
Les Belges suivent peu les marques et les influenceurs sur les réseaux sociaux
Sur les usages tournés vers les marques, la Belgique se situe loin sous la moyenne mondiale. 36,9% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux y vont pour suivre des marques ou voir leurs contenus, contre 49,6% dans le monde. Seuls 5 pays du panel font moins.
Pour se renseigner sur une marque ou un produit avant un achat, 41,8% des internautes belges passent par les médias sociaux au sens large. GWI y range les réseaux sociaux, mais aussi les forums, les sites de questions-réponses, les messageries, les blogs et les vlogs. La moyenne mondiale atteint 69,2%. La Belgique a le 3e taux le plus faible du panel.
Sur les seuls réseaux sociaux, la part tombe à 23,1%, contre 41,8% dans le monde. Le hasard fait que le taux belge de la première question égale le taux mondial de la seconde, mais il s’agit bien de 2 questions différentes.
16,9% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux suivent des influenceur·euses ou des expert·es (23,7% dans le monde). 20,8% des internautes belges disent trouver de nouvelles marques par les publicités sur les réseaux sociaux, contre 30,4% dans le monde (7e taux le plus faible du panel). La France descend à 11,5%.
L’actualité fait exception. 34,5% des utilisateur·rices belges citent la lecture des infos parmi leurs raisons principales d’aller sur les réseaux sociaux, au niveau de la moyenne mondiale (34,1%) et au-dessus de la France (29,0%) et des Pays-Bas (28,9%).
Pour le détail des sources d’information des Belges, je renvoie à ma lecture du Digital News Report 2026.
Social commerce : 28,7% d’acheteurs, 156 dollars par an
Selon les estimations de Statista pour 2026, 28,7% des internautes belges achètent via les réseaux sociaux, un peu plus que dans le monde (26,0%) et qu’aux Pays-Bas (23,8%). Mais chaque personne acheteuse y dépense en moyenne 156 dollars par an, contre 348 dollars dans le monde, 441 aux Pays-Bas et 412 en Allemagne.
Le social commerce pèse ainsi 5,1% de l’e-commerce belge, autant qu’aux Pays-Bas, contre 15,2% dans le monde. Statista produit ces chiffres par modélisation. Le rapport n’en détaille pas la méthode et précise que, ses bases ayant été révisées, ils ne se comparent pas aux éditions précédentes.
Publicité : 45,4% des dépenses digitales vont aux réseaux sociaux en Belgique
Toujours selon Statista, les réseaux sociaux captent en 2026 45,4% des dépenses de publicité digitale en Belgique, contre 35,0% dans le monde. La Belgique a la 10e part la plus élevée du panel, devant l’Allemagne (33,0%), la France (32,7%) et les Pays-Bas (31,1%).
Rapportée au nombre de personnes actives sur les réseaux sociaux, cette dépense publicitaire atteint 89,75 dollars par an en Belgique, contre 58,26 dollars dans le monde, 90,84 en France, 100 en Allemagne et 122 aux Pays-Bas.
Le marketing d’influence représente 7,6% de la publicité digitale belge, la 4e part la plus élevée du panel (5,8% dans le monde).
Ces estimations sont celles de Statista. Pour le marché belge mesuré à partir des déclarations des agences, je renvoie à ma lecture du benchmark de l’UMA.
Depuis 2025 : un classement stable, une portée LinkedIn en hausse
Pour une série d’indicateurs dont la définition n’a pas changé, je reprends ici mes relevés de février 2025 (édition Digital 2025) et d’avril 2026 (édition précédente), tels que je les avais publiés. Pour les portées publicitaires, j’y ajoute les chiffres de fin 2025 du rapport consacré à la Belgique, publié par DataReportal le 8 novembre 2025.
Les mêmes plateformes en tête, un peu moins fréquentées
Entre avril et octobre 2026, l’ordre des 8 plateformes que je suivais ne change pas : WhatsApp, Facebook, Messenger, Instagram, YouTube, TikTok, LinkedIn et Threads.
La plupart des taux d’usage mensuel reculent légèrement. WhatsApp passe de 80,8% à 78,3%, Facebook de 78,2% à 77,9% et YouTube de 43,8% à 41,7%. TikTok (32,6% puis 32,7%) et LinkedIn (22,8% les 2 fois) restent au même niveau. Threads gagne 0,4 point.
Je lis ces mouvements comme une stabilité. Le plus grand écart atteint 2,5 points (WhatsApp). La taille de l’échantillon belge de GWI n’est pas publiée : impossible de savoir si cet écart dépasse la marge d’erreur.
Le nombre de plateformes fréquentées chaque mois baisse d’une édition à l’autre : 5,72 en février 2025, 5,22 en avril 2026 et 5,16 aujourd’hui.
La portée publicitaire de LinkedIn grimpe à chaque relevé
C’est la plus longue série de mes relevés. La portée publicitaire que LinkedIn annonce en Belgique est passée de 46,3% des 18 ans et plus en 2022 à 50,3% en 2023, 55,4% en 2024, 61,1% en février 2025, 65,3% fin 2025, 69,2% en avril 2026 et 72,3% aujourd’hui.
L’usage mensuel déclaré, lui, est resté à 22,8% entre avril et octobre 2026. LinkedIn compte les comptes de ses membres, actifs ou non : la courbe suit le nombre de comptes que la plateforme ouvre au ciblage.
Les autres portées publicitaires depuis février 2025
Entre février 2025 et octobre 2026, la portée annoncée de YouTube passe de 84,5% à 89,8% des adultes, celle de TikTok de 39,1% à 45,8% (42,5% fin 2025) et celle de Snapchat de 34,4% à 38,0%. Instagram (51,7%, 53,7% puis 52,4%) et Pinterest (31,2%, 30,1% puis 31,2% des 13 ans et plus) bougent peu. Facebook recule à chaque relevé : 67,5% en février 2025, 65,3% fin 2025 et 63,9% aujourd’hui. Entre-temps, Meta semble avoir purgé des comptes Facebook et Instagram.
Sur chacune de ces slides, LinkedIn compris, le rapport signale des révisions de base et renvoie à ses notes de méthode avant toute comparaison avec les éditions précédentes. Pour Pinterest, il précise que ces révisions peuvent fausser nettement les évolutions dans le temps. En février 2025, il mettait aussi en garde contre des variations inhabituelles et inattendues des chiffres publiés par TikTok. Je lis donc ces séries comme des ordres de grandeur.
Trafic, actualité et achats
Selon Statcounter, la part de Facebook dans le trafic que les réseaux sociaux envoient vers les sites web reste au même niveau : 83,06% dans mon article d’avril, 83,22% en juillet 2026.
La lecture de l’actualité, citée comme raison principale d’aller sur les réseaux sociaux, ne bouge pas (34,7% en avril, 34,5% aujourd’hui). La recherche avant un achat via les réseaux sociaux recule de 26,1% à 23,1%.
Le temps passé et les estimations de Statista ne se comparent pas
En avril, je relevais 96 minutes par jour sur TikTok et 25 minutes sur Facebook. Cette édition donne 2h21 et 27 minutes et 18 secondes. Similarweb a changé de méthode, et le rapport déconseille de comparer ces données à celles de ses éditions précédentes. L’écart de 45 minutes sur TikTok ne traduit donc pas (nécessairement) une hausse de l’usage.
Côté GWI, j’avais relevé en avril 5h46 par semaine sur les fils hors vidéo. Cette édition donne 5h48, avec des questions revues entre-temps.
Même chose pour les estimations de Statista. En février 2025, je relevais que 36,4% des dépenses de publicité digitale allaient aux réseaux sociaux en Belgique. Cette édition donne 45,4% pour 2026. Le rapport précise que la base a changé et que ces chiffres ne se comparent pas aux éditions précédentes. Je ne lis donc pas l’écart comme une hausse de 9 points.

La Belgique face au monde, indicateur par indicateur
La Belgique face à la moyenne mondiale, en points de pourcentage
Écart entre le taux belge et le taux mondial (calcul de ma part). Survolez ou touchez une ligne pour lire les 2 valeurs.
- Messenger+24,5 pt
- WhatsApp+23,4 pt
- Facebook+19,8 pt
- Pinterest+3,2 pt
- LinkedIn+1,5 pt
- Snapchat+1,4 pt
- Instagram+0,8 pt
- TikTok-3,4 pt
- Reddit-3,6 pt
- Threads-7,5 pt
- X-12,7 pt
- YouTube-14,5 pt
- Telegram-18,9 pt
- Identités de réseaux sociaux / population+12,1 pt
- Part des réseaux sociaux dans la pub digitale+10,4 pt
- Acheter via les réseaux sociaux+2,7 pt
- Part de l’influence dans la pub digitale+1,8 pt
- Lire l’actualité+0,4 pt
- Réseau social ou messagerie, le mois écoulé-1,0 pt
- Suivre des influenceur·euses ou des expert·es-6,8 pt
- Trouver des marques par les pubs sociales-9,6 pt
- Part du social commerce dans l’e-commerce-10,1 pt
- Suivre des marques et leurs contenus-12,7 pt
- Activités professionnelles-16,4 pt
- Se renseigner avant un achat (réseaux sociaux)-18,7 pt
- Se renseigner sur les marques (médias sociaux au sens large)-27,4 pt

Avant de citer ces chiffres : sources, méthodes et limites
- Les taux d’usage, de préférence et de motivation viennent de l’enquête en ligne de GWI (deuxième trimestre 2026). Ce sont des déclarations d’internautes de 16 ans et plus, dont la taille de l’échantillon belge n’est pas publiée dans le rapport. GWI a retiré la Russie de son enquête : les moyennes mondiales ne se comparent plus à celles des éditions précédentes.
- Le temps et les sessions viennent de Similarweb (août 2026). Ils couvrent les seules applications Android et iOS, hors web, et se calculent par personne active. Similarweb a changé de méthode. Le rapport déconseille la comparaison avec les éditions antérieures.
- Les portées publicitaires sont des audiences annoncées par les plateformes, chacune avec sa propre méthode. Le rapport les rapporte à la population de 18 ans et plus, ou de 13 ans et plus pour Pinterest, Reddit et X. LinkedIn compte les comptes de ses membres, actifs ou non. Meta semble avoir purgé des comptes Facebook et Instagram ces dernières semaines.
- Le social commerce et les dépenses publicitaires sont des estimations de Statista pour 2026, issues d’un modèle.
- Les « identités » de réseaux sociaux comptent des comptes actifs et non des personnes.
- Le rapport ne distingue pas la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Pour la Flandre, le Digimeter d’imec publie des chiffres régionaux.
- Les pages 701 (Telegram) et 768 (Threads) affichent le même graphique de sessions quotidiennes, pays par pays. Dans les 2 cas, le fichier image porte le nom de Threads. Je ne reprends donc ni les sessions de Telegram ni celles de Threads.
- Les comparaisons avec mes articles de février 2025 et d’avril 2026 reprennent les chiffres tels que je les avais publiés, complétés pour les portées publicitaires par le rapport Belgique de DataReportal de novembre 2025. Les vagues d’enquête de GWI diffèrent d’une édition à l’autre. Sur les portées publicitaires, le rapport signale des révisions de base. Le temps passé, les sessions et les estimations de Statista restent hors comparaison.
Les conséquences pour les dircoms et les organisations belges
Une organisation belge qui publie sur Facebook parle à un public large, puisque 77,9% des internautes y passent chaque mois. Ce public y reste « peu » : moins d’une demi-heure par jour et par personne, moins de la moitié de la moyenne mondiale.
Sur TikTok, c’est l’inverse, avec un public plus restreint qui reste 2h21 par jour. Une même publication ne rencontre donc pas la même attention d’une plateforme à l’autre. L’audience annoncée par une plateforme compte des personnes joignables. Elle ignore le temps qu’elles y passent.
35,6% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux désignent une messagerie comme leur plateforme préférée. Les conversations sur une organisation y circulent en privé, hors de portée des outils de veille et d’écoute des réseaux sociaux. Une partie de ce qui se dit de vous s’écrit donc là où vous ne lisez pas. Mais la tendance n’est pas neuve…
La part des internautes belges qui se renseignent sur les réseaux sociaux avant un achat atteint à peine plus de la moitié de la moyenne mondiale (23,1% contre 41,8%). Une organisation qui compte sur ses comptes sociaux pour être trouvée au moment où l’on compare touche une minorité de ses publics. Le reste de la recherche passe par d’autres canaux, absents de ce chapitre du rapport.
La Belgique cumule ainsi 2 chiffres qui tirent en sens inverse. Les réseaux sociaux y captent 45,4% de la publicité digitale, davantage que dans le monde, alors que les Belges s’y renseignent moins qu’ailleurs sur les marques.
Les données du rapport ne permettent pas de dire si ces dépenses produisent de la notoriété, du trafic ou des ventes. Elles indiquent qu’en Belgique, une part du budget digital des annonceurs plus grande qu’ailleurs passe par les réseaux sociaux. Cette visibilité-là est louée (elle s’arrête avec le budget).
Pour une communication B2B, l’écart LinkedIn compte aussi. La plateforme annonce pouvoir cibler l’équivalent de 72,3% des adultes belges, quand 22,8% des internautes déclarent la fréquenter chaque mois, pour 8 minutes et 11 secondes par jour en moyenne. Ma lecture, hors des données du rapport : un plan média calé sur l’audience annoncée surestime le public présent chaque mois.
Avec 96,1% d’internautes sur un réseau social ou une messagerie chaque mois, la présence des Belges a cessé d’être une question. Leur attention, elle, se compte en minutes, plateforme par plateforme.
Sur quelle base votre organisation évalue-t-elle ses publics sur les réseaux sociaux : l’audience annoncée par la plateforme, ou le temps que ses publics y passent ?
Questions fréquentes
Quel est le réseau social le plus utilisé en Belgique ?
Selon l’enquête GWI du deuxième trimestre 2026, reprise dans le rapport Digital 2027, WhatsApp arrive en tête avec 78,3% des internautes belges de 16 ans et plus chaque mois, devant Facebook (77,9%), Messenger (62,4%), Instagram (57,4%) et YouTube (41,7%).
Combien de temps les Belges passent-ils sur les réseaux sociaux ?
Les internautes belges déclarent passer 5h48 par semaine sur les fils des réseaux sociaux hors vidéo, 9h57 avec la vidéo courte et 12h21 avec toute la vidéo en ligne, contre 19h18 en moyenne mondiale (GWI, T2 2026).
Les Belges fréquentent-ils plus les réseaux sociaux qu’en 2025 ?
Pas selon les indicateurs comparables. Le nombre de plateformes fréquentées chaque mois baisse (5,72 en février 2025, 5,22 en avril 2026, 5,16 en octobre 2026) et le classement des plateformes reste le même. Entre avril et octobre 2026, les taux d’usage mensuel varient de 2,5 points au plus (GWI).
Quel est le réseau social préféré des Belges ?
C’est WhatsApp : 27,0% des utilisateur·rices belges de réseaux sociaux le citent comme plateforme préférée, devant Facebook (23,2%), Instagram (16,0%) et TikTok (10,1%), selon GWI (T2 2026).
Combien de Belges sont sur LinkedIn ?
22,8% des internautes belges de 16 ans et plus déclarent avoir fréquenté LinkedIn dans le mois (GWI, T2 2026). LinkedIn annonce de son côté une audience publicitaire équivalant à 72,3% des Belges de 18 ans et plus, calculée sur les comptes de ses membres.
TikTok est-il populaire en Belgique ?
TikTok touche 32,7% des internautes belges chaque mois, moins que la moyenne mondiale (36,1%). Son public belge actif y passe en revanche 2h21 par jour en moyenne, contre 1h55 dans le monde (Similarweb, août 2026).
Les Belges achètent-ils via les réseaux sociaux ?
Selon les estimations de Statista pour 2026, 28,7% des internautes belges achètent via les réseaux sociaux, pour une dépense moyenne de 156 dollars par an. Le social commerce pèse 5,1% de l’e-commerce belge, contre 15,2% dans le monde.
D’où viennent ces statistiques ?
Du Digital 2027 Global Overview Report de DataReportal, We Are Social et Meltwater, publié le 21 octobre 2026. Il compile les données de GWI (T2 2026), Similarweb (août 2026), Statista, Statcounter et des outils publicitaires des plateformes.
Xavier Degraux ► Consultant & formateur LinkedIn™, IA et GEO · Prise de parole et réputation des organisations et de leurs dirigeant.es · Employee advocacy ► +500 organisations accompagnées depuis 2013 ► 10 ans journaliste éco (L’Echo, Trends)

