
Les réseaux sociaux ont changé de nature. Ils ne sont plus seulement des lieux de sociabilité, mais des machines de recommandation pilotées par l’intelligence artificielle.
En 2025, 72% des consommateurs utilisent YouTube chaque semaine, 69% Facebook, 54% Instagram et 45% TikTok. Une poignée de plateformes capte donc l’essentiel de notre attention, mais cette attention est désormais structurée par des algorithmes qui optimisent le temps passé plus que la relation humaine.
Sur Facebook, seuls 17% du temps passé concernent encore des publications d’amis. Sur Instagram, ce chiffre tombe à 7%. Le reste du contenu est trié, amplifié et recomposé par l’IA pour générer du scroll infini.
Et la tendance ne faiblit pas : au niveau mondial, 28% des utilisateurs déclarent qu’ils comptent passer encore plus de temps sur les réseaux sociaux dans l’année à venir.

Des réseaux moins sociaux et des conversations qui se déplacent en privé
Dans cet environnement saturé, les utilisateurs se protègent. Ils publient moins, observent davantage et se replient vers des espaces plus intimes.
Le temps passé dans les fils publics se fragmente, tandis que la conversation migre vers les messageries, en particulier WhatsApp, qui devient le véritable centre de gravité de notre sociabilité numérique.
Les plus jeunes, eux, utilisent les réseaux sociaux et les plateformes vidéo comme porte d’entrée principale vers l’information et le divertissement. Chez les 18-34 ans, social media et YouTube sont déjà le premier réflexe pour suivre l’actualité, consommer des contenus et découvrir des marques.

IA générative, contenus ultra transformés et crise de confiance
En parallèle, l’intelligence artificielle générative s’est invitée partout dans les contenus. Elle produit des images, des textes, des vidéos, des voix off et même des avatars. Environ 57% des internautes affirment voir du contenu généré par l’IA sur les réseaux sociaux, sans toujours pouvoir le distinguer du reste.
Cette hyper-production standardise les formats et les codes visuels, crée un bruit permanent et alimente une crise de confiance : ce que l’on voit est-il authentique, sponsorisé, généré par une marque, par un créateur ou par une IA.
La valeur perçue d’un contenu « vraiment humain » augmente donc mécaniquement, au même titre que la transparence sur le contexte dans lequel s’affichent contenus et publicités.
Les réseaux sociaux deviennent moteurs de recherche et assistants d’achat
Les grandes plateformes sociales ne se contentent plus de capter l’attention : elles organisent la recherche et le parcours d’achat. Elles intègrent des assistants conversationnels, des moteurs de recherche internes et des fonctionnalités de social commerce.
Avant d’acheter, 27% des consommateurs incluent déjà les réseaux sociaux parmi leurs trois principales sources de recherche produit, et 26% s’appuient sur des vidéos de tests et de tutoriels, notamment sur YouTube et les plateformes vidéo.

Quelque 54% déclarent que les influenceurs impactent leurs décisions d’achat. Résultat : le social commerce représente désormais près de 30% des achats en ligne au niveau mondial, avec une adoption encore plus forte en Asie.
Une économie d’attention payante où la portée organique ne suffit plus
Dans ce contexte, la première requête devient un enjeu stratégique. Le Social SEO s’impose comme une discipline à part entière : comprendre comment les plateformes indexent les contenus, comment apparaître dans les résultats de recherche internes, comment optimiser titres, descriptions, formats vidéo courts et longs. Et quelles plateformes utiliser… pour quels objectifs ?

Pour les marques comme pour les créateurs, la réalité est simple : la portée organique ne suffit plus pour émerger dans des fils saturés et des environnements fermés. La visibilité devient une ressource payante, à financer, mesurer et optimiser dans des walled gardens dont les règles changent en permanence et dont les algorithmes restent largement opaques.
Ce dossier explore les 7 tendances qui redessinent les réseaux sociaux en 2025-2026.
L’objectif n’est pas de céder au catastrophisme, mais d’éclairer les nouvelles règles du jeu. Comprendre ces tendances est devenu indispensable pour adapter sa stratégie social media, arbitrer ses investissements entre organique et payant et, surtout, continuer à créer des contenus utiles, crédibles et performants.
Bonne lecture !
Xavier Degraux, Consultant et formateur en marketing digital et réseaux sociaux (LinkedIn en tête), augmenté par l’IA et les data
Découvrez les 7 tendances sur les réseaux sociaux en 2025-2026
- Introduction : Les 7 tendances des réseaux sociaux en 2025-2026
- Les réseaux sociaux ne sont plus vraiment sociaux (1/7)
- Passive scrolling et bascule des conversations en privé (2/7)
- Des fils saturés d’IA et de contenus ultra-transformés (3/7)
- Quand les réseaux sociaux deviennent assistants IA et moteurs de recherche (4/7)
- La vidéo courte règne, mais la longue convertit (5/7)
- Portée organique en chute: place au pay-to-play pour tous ? (6/7)
- Réseaux sociaux: la confiance s’érode encore (7/7)
- Conclusion : Les 7 tendances des réseaux sociaux en 2025-2026 (synthèse exécutive)

