Employee Advocacy : les 10 enseignements (et les zones d’ombre) du rapport 2026 de DSMN8

L’Employee Advocacy en 2026 : levier de croissance stratégique ou usine à contenus robotisés ? Le rapport de référence de DSMN8 vient de paraître. Il passe au crible les données de 187 programmes internationaux. Voici les 10 enseignements clés que j’en tire pour transformer vos collaborateurs en ambassadeurs, sans y perdre votre âme (ni votre audience).

Le rapport « Employee Advocacy Benchmark 2026 » de la plateforme britannique DSMN8 vient de paraître.

Pour l’interpréter avec justesse, en 10 « enseignements », gardons en tête son périmètre :

Géographie : Le prisme de cette étude est très américain (39% US contre 12% UK et 6% Allemagne).

Échantillon : Limité à 187 répondants, essentiellement des managers et managers seniors issus de grandes entreprises de plus de 10.000 salariés.

Secteurs : Dominé par la technologie (26%) et les services professionnels (10%).

Timing : La récolte s’est déroulée entre le 9 juillet 2025 et le 8 janvier 2026, une période qui correspond par ailleurs aux premiers mois de 360 Brew, le nouvel algorithme dopé à l’IA déployé de LinkedIn.

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1. Une rentabilité réelle ou un biais de mesure ?

L’étude avance que le coût par clic (CPC) de l’advocacy serait couramment « inférieur à 1 USD ». Comparativement aux publicités LinkedIn (estimées entre 5 et 10 USD), l’avantage serait de +73%.

En réalité, 42% des responsables de programmes sondés ne suivent pas le CPC et 20% préfèrent ne pas répondre. Cette performance exceptionnelle concerne donc une minorité qui a les moyens techniques de mesurer son ROI.

2. Infrastructure de revenus

L’advocacy ne serait plus un « projet marketing » mais un levier commercial. Les équipes Sales seraient désormais les plus actives, représentant 32,8% de l’activité.

Ce glissement confirme que l’autorité numérique des commerciaux est devenue un canal d’acquisition à part entière.

3. L’IA : L’outil qui pourrait tuer la confiance

C’est le paradoxe de 2026 : 92% des gestionnaires utilisent l’IA pour augmenter le volume de contenu (et 7 autres % l’envisagent).

Pourtant, l’étude souligne que les voix originales surperforment les contenus « polis » de marque… alors que seulement 41% des entreprises interrogées encouragent les employés à utiliser leur propre ton de voix.

Le succès appartient à ceux qui utiliseront l’IA pour la structure, et l’humain pour la signature.

4. L’hyper-activité : Un risque de saturation ?

La fréquence de publication exploserait : 68% des ambassadeurs posteraient au moins 3 fois par semaine (une hausse de 13% sur un an).

Plus significatif encore, 21% posteraient plus de 5 fois par semaine.

Je ne conseille jamais ce rythme. Passer d’une influence choisie à un bruit de fond n’a aucun intérêt. Pire : sans une stratégie de contenu forte, ce volume risque de dégrader l’engagement à long terme.

5. Au-delà de la motivation : le mur de l’incertitude

Le principal obstacle à la participation ne serait pas le manque de volonté, mais le manque de temps (28,7%). L’inhibition joue aussi un rôle clé : 11,7% des employés ne savent pas quoi partager et 11,3% craignent les retours négatifs.

6. Formation : un saut qualitatif encore incomplet

Le nombre d’employés n’ayant reçu aucune formation a chuté de 9% en un an.

Néanmoins, 29% des ambassadeurs affirment encore n’avoir reçu ni formation, ni politique d’utilisation des réseaux sociaux. La formation structurée (virtuelle ou physique) reste la norme pour 43% des répondants.

7. Le défi du « tout manuel » vs automatisation

Malgré l’IA, le partage reste une action humaine délibérée : 57% des publications d’employés sont encore faites de manière totalement manuelle.

Seuls 29% des programmes utilisent un mix équilibré entre automatisation et manuel.

8. L’Executive Advocacy n’est plus une option

Pour 75% des gestionnaires, l’implication des leaders est la priorité absolue pour 2026.

Près de 80% des programmes incluent déjà des cadres. Je plussoie. le marché achète une vision portée par un humain, pas un logo anonyme.

9. La vidéo pour contrer la « pollution » textuelle

Si les images dominent (81%), la vidéo est désormais fournie dans 73% des programmes d’employee advocacy.

C’est une réponse directe à l’IA génératrice de texte : la vidéo reste, pour l’instant, le format le plus difficile à simuler et le plus efficace pour incarner une expertise.

10. Le contrat « Gagnant-Gagnant » confirmé

Si les motivations liées à la création d’un plan d’employee advocacy ne surprendront personne, l’argument massue pour convaincre les équipes a désormais un chiffre : 94% des employés affirment que publier sur LinkedIn a boosté leur propre carrière.

En clair, l’entreprise veut gagner en visibilité/portée, l’employé en « employabilité ».

Xavier Degraux

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