Le recul de Facebook en Belgique s’est accéléré au cours des 6 derniers mois. Et cette fois-ci, toutes les tranches d’âges sont touchées… Voici nos statistiques !

L’histoire d’amour de Facebook avec la Belgique tourne-t-elle au vinaigre ? En tout cas, d’après nos statistiques, le premier recul observé par nos soins il y a un peu plus d’un an, se confirme… Pire, pour Facebook : l’érosion s’accélère !

En effet, au cours des 6 derniers mois, donc entre février et août 2019, le nombre de Belges actifs sur Facebook a reculé de 7,3%, pour atteindre un peu plus de 6,8 millions de membres, à quasi parité de genre.

Pour rappel, il y a un an et demi, juste avant le scandale Cambridge Analytica, Facebook atteignait son pic historique en Belgique, avec 7,5 millions de comptes actifs, soit près de 10% de plus qu’aujourd’hui.

Recul dans toutes les tranches d’âges

Lors de nos précédents relevés, le recul des tranches d’âge les plus jeunes était quasiment compensé par la progression des profils plus âgés, singulièrement des 55 ans et plus. Mais ce n’est plus le cas ! Autrement dit, le retrait des plus jeunes se tasse. Et toutes les autres tranches d’âges actives sur le réseau social dominant en Belgique sont désormais en recul.

En 6 mois, la tranche des 13-17 ans a régressé de 5% pour atteindre 310.000 membres, alors qu’elle comptait encore 430.000 membres il y a 2 ans (-28%) . Même constat chez les 18-24 ans (-7% ces 6 derniers mois).

De l’autre côté de la pyramide des âges, les 55-64 ans ont reculé de 8,5% et les 65 ans et plus de 7%.

Et entre les deux ? Les 25-54 ans enregistrent rien moins que la plus grosse chute, de 13% en moyenne.

Explications multiples

Outre l’effet d’usure (Facebook a 15 ans), qui se traduit aussi par un taux d’engagement en chute libre (3,5% en 2018, contre 8% un an plus tôt), le recul enregistré en Belgique par Facebook s’explique certainement par une série de facteurs.

La sensibilité accrue de la population connectée à l’usage de leurs données personnelles personnelles, souvent repiquée par des « fuites » et des « bugs », joue, forcément. Tout comme la propagation de « fake news », qui a d’ailleurs réduit la confiance des Belges à l’égard des réseaux sociaux à son plus bas niveau, seuls 20% d’entre-eux leur faisant encore confiance pour s’informer.

Mais, surtout, ce sont les usages qui changent… Y compris en Belgique, où le taux de pénétration de Facebook est beaucoup plus important que dans le reste de l’Europe. D’autres plateformes ont pris le relais de Facebook, en particulier les messageries instantanées Whatsapp et Messenger, ainsi qu’Instagram. Tous trois appartiennent… au groupe Facebook.

Pour rappel, d’après la dernière étude We are social, les Belges passent en moyenne 1h31 par jour sur les réseaux sociaux, soit 3 minutes de moins que 12 mois plus tôt… et 45 minutes de moins que la moyenne de cette étude mondiale (2h16).

Xavier Degraux

Mise à jour : ces chiffres ont été repris par l’agence de presse Belga, puis sur les sites de Sud Presse, 7sur7, la RTBf, Metro, L’Avenir, Le Soir, L’Echo, Trends Tendances, Het Laatste Nieuws, De Morgen

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